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TAXE
PROFESSIONNELLE Aménagement des règles de
calcul de la valeur ajoutée Pour
le plafonnement de la taxe professionnelle 1999, les loyers versés, pour des
biens corporels pris en location pour une durée de plus de 6 mois ne doivent
pas être pris en compte pour le calcul de la valeur ajoutée. Les loyers afférents
à des biens faisant l'objet d'un contrat de crédit-bail demeurent exclus du
calcul de la valeur ajoutée. Des règles particulières sont prévues pour
l'exclusion des loyers ou redevances
afférents à des contrats de location ou de mise à disposition ne portant
pas exclusivement sur des biens corporels (redevances de location gérance,
redevances cliniques, redevances des assistants-collaborateurs). Jusqu'à
présent seuls les loyers afférents à des contrats
de crédit-bail étaient exclus du calcul de la valeur ajoutée quelle
que soit la durée du contrat. L'exclusion
constituait le parallèle pour les professionnels locataires (susceptibles de
devenir propriétaires au terme du contrat) de l'exclusion des amortissements
pour professionnels propriétaires. Pour
les demandes de plafonnement de la taxe professionnelle payée à compter de 1999,
l'article la loi de finances pour 1999 exclut également de de la valeur ajoutée
les loyers versés pour des biens corporels
pris en location pour une durée de plus de 6 mois.
La même règle concerne les redevances résultant dune convention
de location gérance pour la fraction afférente à des biens corporels.
En pratique, ces loyers ou redevances ne doivent donc pas être déduits des
recettes HT pour le calcul de la valeur ajoutée qui sert de base au calcul du
plafonnement. En contrepartie, les professionnels qui donnent en location des
biens corporels pour une durée de plus de 6 mois peuvent tenir compte de la
dotation annuelle aux amortissements pour le calcul de la valeur ajoutée.
Dans une instruction du 30 décembre 1999 (BOI E-1-00) ladministration a précisé
les modalités dapplication de ces nouvelles dispositions.
Conventions
de location concernées Ne
doivent pas être déduits des recettes hors taxes pour le calcul de la valeur
ajoutée, les loyers afférents aux conventions de location qui répondent aux
conditions suivantes: - la convention doit être une convention de
location ou de location gérance, -
elle doit porter au moins en partie sur la mise à disposition de biens
corporels (local, matériel), -
le bénéficiaire de la location ou de la location-gérance doit être
assujettie à la taxe professionnelle, - la convention doit avoir une durée de plus
de 6 mois. Durée
de la convention de location La
période de location des biens corporels doit être supérieure ou égale à 6
mois. Cette durée s'apprécie
d'après les termes du contrat. Il
est également tenu compte des contrats dont la durée initiale est inférieure
à 6 mois mais qui sont renouvelables par tacite reconduction. Définition
des biens corporels La
convention de location doit porter au moins en partie sur des immobilisations
corporelles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties ou non bâties
(terrains, locaux ... ) et/ou sur des immobilisations corporelles non passibles
de la taxe foncière, c'est-à-dire l'ensemble des équipements et biens
mobiliers tels que le matériel. En
revanche les conventions portant uniquement sur des biens incorporels tels que
les brevets, marques, licences ou tout autre droit incorporel ne sont pas
concernées. Cas
particulier des conventions portant à la fois
sur des biens corporels et des biens incorporels
Lorsqu'une convention de location porte à la fois sur des
biens corporels et incorporels (contrats de location-gérance, l
contrats liant un praticien à une clinique ou à un établissement
hospitalier, contrats de collaboration) il appartient au
professionnel de répartir, sous sa propre responsabilité, la
redevance entre la part afférente aux éléments corporels et celle afférente
aux éléments incorporels. En pratique, pour les redevances cliniques le professionnel devra demander aux services comptables de l'établissement de lui communiquer le détail des sommes facturées à titre de redevances. Seule la fraction des redevances afférente à la mise à disposition de biens corporels (locaux, matériels ... ) ne doit pas être prise en compte pour le calcul de la valeur ajoutée. En revanche, la fraction de la redevance afférente à la mise à disposition d'une clientèle et/ou de personnel
par exemple peut toujours être déduite des recettes hors taxe pour le calcul
de la valeur ajoutée. Défînition
des loyers et des redevances non déductibles de la valeur ajoutée Les
sommes non déductibles prennent généralement la forme de loyers ou de
redevances. Cela étant, quelle que
soit la qualification donnée par les parties, toute somme attribuée en vertu
de la convention de location ou de location-gérance en contrepartie de la mise
à disposition est également visée. Il
en est de même de toute contrepartie en l'absence de loyer qui y est assimilée.
En effet, les parties peuvent convenir que la mise à disposition d'un
bien a pour contrepartie: -
soit la mise à disposition d'un autre bien par le cocontractant (échange
de biens); -
soit la réalisation par ce
dernier d'une prestation de services (échange d'un bien contre un service). Dans
ces cas, s'il n'y a effectivement aucun flux financier entre le bailleur et le
locataire, il convient de décomposer et de valoriser les opérations. Les
dépenses, incombant au propriétaire et mises à la charge du locataire, prévues
au contrat de location ou de location-gérance et qui constituent des compléments
de prix sont également exclues du calcul de la valeur ajoutée. Tel peut être le cas notamment des frais d'assurance ou du
remboursement des impôts fonciers. Conditions
de prise en compte des amortissements pour les professionnels «bailleurs » En
contrepartie de l'interdiction faite au locataire de réduire sa valeur ajoutée
du montant des loyers versés, le
professionnel qui donne en location un bien corporel pour une durée supérieure
à 6 mois peut déduire de sa valeur ajoutée le montant de la dotation annuelle
aux amortissements afférente à ce bien. Il peut
s'agir par exemple de l'amortissement d'un fauteuil dentaire donné en location
à un assistant-collaborateur. |