Mécanisme et
fiscalité des stocks-option.
- 1er temps : attribution des stocks-option
A l'origine, il y a la direction d'une entreprise, qui entend gratifier certains
de ses salariés et dirigeants. Le conseil d'administration décide d'attribuer
un droit d'acquisition d'actions (" options de souscription d'actions
"), à un prix fixé à l'avance. Ce prix est parfois un peu inférieur à
la véritable valeur de l'action à ce moment là (au maximum 20 %), mais ce
rabais sera en grande partie imposé comme un salaire.
- 2ème temps : levée de l'option
Le bénéficiaire peut lever l'option, c'est-à-dire acquérir les actions, à
tout moment. Mais il ne devra pas les céder dans les 5 ans qui suivent
l'attribution de l'option, sous peine de voir imposer comme un salaire, le gain
tiré de la différence entre ce prix payé et la valeur au moment de la levée
de l'option. Si ce délai de 5 ans est respecté, la fiscalité sera tout de même
de 40%.
- 3ème temps : cession des actions
Afin d'encaisser effectivement la valeur des actions, le bénéficiaire cédera
ses actions et sera imposé au titre d'une nouvelle plus-value, la différence
entre la valeur des actions au moment de la levée de l'option et le prix de
cession. Cette ultime plus-value sera imposée au taux habituel des plus-values
de cessions de valeurs mobilières, soit 26 %.
Exemple :
- 1er temps : valeur de l'action = 100 €. Pour simplifier l'exemple, attribution
d'options de souscriptions d'actions à ce prix de 100 €.
- 2ème temps : valeur de l'action = 200 €. Acquisition des actions pour un prix
de 100 €. Ce gain potentiel de 100€ par action, sera fiscalisé au taux de 40 %
(soit 40 € : gain net 60 €).
- 3ème temps : valeur de l'action = 250 €. Cession des actions à un prix de
250 €. La plus-value, produit de la différence entre la valeur de l'action au
moment de l'option (200 €) et le prix de cession (250 €), soit 50 € dans notre
exemple, est fiscalisée au taux habituel de 26 % (soit 13 € : gain net 37 €).
En résumé, le véritable avantage de l'attribution de stocks-option est de
pouvoir acquérir des actions à un prix nettement inférieur au prix du marché,
pour les revendre et encaisser la différence. Cette plus-value est imposée au
taux de 40 %.
Ce complément de salaire, outil de fidélisation et de motivation des salariés
et dirigeants, apparaît fortement fiscalisé. Seule une plus grande
transparence dans son mode d'attribution lui permettra à l'avenir d'échapper
aux foudres du législateur, prompt à relayer l'opinion dans sa volonté de
faire disparaître ce qui peut apparaître comme un privilège propre aux
dirigeants de grandes multinationales, alors que sa vocation doit être d'aider
au développement de petites entreprises dynamiques (les fameuses start-up).
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