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Attention: Ce contrat, malmené par les Tribunaux, pourrait "tomber" prochainement. Contrat de travail "nouvelles embauches" Modéle de contratLe ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement a présenté une ordonnance relative au contrat de travail "nouvelles embauches". Cette ordonnance, prise sur le fondement de la loi du 26 juillet dernier habilitant le Gouvernement à prendre des mesures d’urgence pour l’emploi, constitue l’une des mesures du plan d’urgence pour l’emploi annoncé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale du 8 juin 2005. Elle institue une nouvelle catégorie de contrat de travail, à durée indéterminée, dénommé "contrat nouvelles embauches". Réservé aux petites entreprises comptant jusqu’à 20 salariés, pour lesquelles les réticences à l’embauche apparaissent les plus fortes et qui constituent un gisement d’emplois important, ce nouveau contrat vise à favoriser les embauches. Il repose sur un équilibre rénové de la relation de travail afin de favoriser un retour rapide à l’emploi : une souplesse accrue pour l’employeur pendant les deux premières années, avec des formalités de rupture simplifiées, et de nouvelles garanties pour le salarié en cas de rupture pendant cette période. Ce contrat, conclu par écrit et sans détermination de durée, est soumis à l’ensemble des prescriptions du code du travail et des conventions collectives du secteur d’activité, à l’exception pendant les deux premières années des règles relatives à la rupture du contrat. Au-delà de cette période, il est entièrement soumis au régime de droit commun du contrat à durée indéterminée. Pendant cette période de consolidation de l’emploi de deux ans, les modalités de rupture sont simplifiées par rapport au droit commun : le contrat peut être rompu à l’initiative de l’employeur ou du salarié par lettre recommandée avec avis de réception. En contrepartie, le salarié bénéficie de nouvelles garanties : - la rupture n’est effective qu’après un préavis croissant en fonction de l’ancienneté (de deux semaines pour une ancienneté inférieure à six mois à un mois pour une ancienneté comprise entre six mois et deux ans) ; - elle ouvre droit pour le salarié, lorsque le contrat est rompu à l’initiative de l’employeur, à une indemnité dont le montant s’élève à 8 % du montant total de la rémunération brute due au salarié depuis la conclusion de son contrat. Cette indemnité n'est soumise ni à l'impôt, ni aux cotisations sociales. A cette indemnité s’ajoute une contribution de l’employeur égale à 2 % du montant de la rémunération, recouvrée par les Assédic et destinée à financer les actions d’accompagnement renforcé du salarié par le service public de l’emploi en faveur de son retour à l’emploi ; |